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_L'analyse selon Bentley

 

L’analyse des choix urbains reliés à la résilience s’inspire de la théorie, présentée dans le livre Responsive environments (Bentley et al., 1985). Cette théorie permet de faire le lien entre les choix urbains résilients faits pour le quartier Hammarby-Sjöstad et leurs impacts sur les utilisateurs du quartier. Le propos énoncé dans ce livre démontre que l’environnement urbain doit offrir de multiples opportunités pour les usagers en augmentant la quantité de choix possibles. L’analyse ci-dessous se penche sur les trois critères principaux de Bentley, soit la perméabilité, la variété et la lisibilité. Finalement le critère de la richesse est analysé, pour son lien intéressant avec les choix environnementaux et la qualité sensoriel qui en découle.

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Perméabilité

Perméabilité

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Bentley et al, 1985, p.17

_L'eau et sa relation à la perméabilité urbaine

 

L’inscription du système de gestion de l’eau pluviale dans le cadre bâti laisse voir de nombreuse qualité reliée à la perméabilité. D’un côté, la perméabilité physique est caractérisée par une accessibilité à plusieurs échelles de vitesse. En effet, le réseau hydrographique employé pour régulariser et purifier l’eau est connecté à une variété de parcours. Des chemins piétons longent certains des cours d’eau et les traverses par l’entremise de passerelles piétonnes alors que l’intégration de ponts au-dessus du Sickla Kanal permet une fluidité dans le transit routier. Des passages piétons intégrés par des pas japonais permettent aux résidents d'augmenter les connexions et leur choix de parcours. Le réseau de transport public y compris le tramway peut tout aussi aisément traverser les cours d’eau. Le tout suggère donc que l’eau n’agit pas comme structure infranchissable de la perméabilité urbaine, mais plutôt comme élément qui supporte la trame viaire.

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_La gestion des déchets et sa relation à la perméabilité urbaine

 

L’implantation du système d’aspiration des déchets par conduits souterrains permet d’éliminer le passage des camions de collecte de déchet dans le cœur du quartier, pour concentrer les points de charge dans des endroits stratégiques. Ainsi, cette réduction de passage de véhicule lourd permet de diminuer la dimension des voix routière. L’espace peut donc être plus généreux pour les autres modes de déplacement (transport actif et motorisé). Des voies routières moins larges représentent aussi une plus grande facilité pour les traverser. Ces barrières étant plus poreuses offre plus choix, de moment et d’endroit pour les traverser.

_La perméabilité selon Bentley

_ Quels sont les possibilités de déplacement offert aux utilisateurs?

La perméabilité se définit par l’accessibilité physique aux différents espaces de la ville. Elle se traduit par l’ensemble des possibilités de trajet et de mode de déplacement offert aux utilisateurs. La perméabilité est aussi visuelle afin de s’orienter et de comprendre ces différentes options pour se rendre à destination.

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Ensuite, les infrastructures vertes employées dans le projet favorisent une perméabilité visuelle. Les étendues d’eau qui occupent les espaces publics ou qui longent le cadre bâti occasionnent un champ visuel libre ce qui facilite la lecture des paysages urbains. Ce dégagement n’obstrue pas la visibilité, mais au contraire permet de mieux s’orienter et se repérer dans l’espace.

 

D’un autre côté, il est intéressant de constater que ce même réseau hydrographique restreint la perméabilité entre les espaces publics et privés. De manière générale, l’eau distingue ces des types d’espace, car elle agit comme interface extérieure publique et démocratisée comme élément du bien commun. Dans le projet, l’eau peut aussi agir comme limite spatiale, notamment avec le canal d’irrigation naturel qui longe le parc linéaire du district de Sickla en délimitant une tangente de mitoyenneté entre l’environnement public et le bâti de base qui borde le parc.

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_La gestion des l'énergie et sa relation à la perméabilité urbaine

 

Le modèle centralisé de gestion énergétique du quartier Hammarby amène l’avantage d’un acheminement sous-terrain de l’énergie. Ce type d’implantation limite les obstructions visuelles qui peuvent être engendrées par les infrastructures électriques hors terre et amène une meilleure fluidité dans le paysage urbain. Les installations de chauffage situées en périphérie du tissu urbain n’engendrent-elles non plus d’obstructions au tissus central où les gens vivent. 


Les choix en matière de design qui mène à une meilleure efficacité énergétique du tissu sont favorisés par la perméabilité de celui-ci. 


Quant à elle, la forte perméabilité du tissu urbain de Hammarby inspiré des principes du nouvel urbanisme tel que le TOD mène à une forte connexion entre les espaces urbains et les infrastructures. La rue devient le support du réseau. Les lignes droites engendrées par les îlots bien ramifiés facilitent l'implantation d'un réseau sous-terrain direct et simplifié. D’ailleurs, la forte densité du tissu mène à la proximité de la ressource ce qui garantit un acheminement plus rapide et une diminution des pertes énergétiques. 

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_La forme urbaine et sa relation à la perméabilité urbaine

La réappropriation des rives du lac Hammarby à travers un réaménagement de celles-ci permet une accessibilité physique augmentée, un contact avec l’eau qui est facilité. Auparavant, avec le monopole d’une grande partie des rives du lac par les compagnies privées, l’accessibilité était beaucoup plus réduite et difficilement praticable. Aujourd’hui, le changement d’usage de la zone permet une perméabilité entre les différentes sections de la ville, tant de part et d’autre du lac qu’à travers le quartier vers la réserve naturelle de Nacka.

 

On note qu’une perméabilité visuelle a été mise en place dans le projet d’habitations puisqu’un contact visuel sur le lac a été prévu pour un maximum de logements. Le désir de voir l'eau constituait un important facteur de conception urbaine. Pour répondre à ce désir, les bâtiments résidentiels ont pris la forme de U, ce qui permettait du fait même des ratios de surface de plancher assez élevés. De plus, la forme urbaine compacte permet de libérer une superficie d’emprise au sol des bâtiments tout en offrant une densité élevée.

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_La mobilité et sa relation à la perméabilité urbaine

 

Il va sans dire que la mise en application de la stratégie de type TOD apporte une perméabilité significative dans la ville. Le développement a porté l’emphase sur la réduction de la place de l’automobile dans le quartier pour offrir davantage de moyens de transport communs et a encouragé les moyens de déplacements actifs. Cette diversité des moyens de transport et propose un libre choix du parcours empruntable et de manière de les parcourir, ce qui change beaucoup selon le type choisi.

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Variété / mixité

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Variété / mixité

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Bentley et al, 1985, p.27

_L'eau et sa relation à la variété urbaine

 

Le système de gestion de l’eau pluviale prend forme sous différents usages. Comme mentionné dans la cadre théorique de l’analyse, le système est principalement composé de cours d’eau servant de canaux d’irrigation naturels et de bassin afin de régulariser le débit et favoriser son traitement. Ces deux usages systémiques présentent aussi une variété dans leur relation fonctionnelle sociale et récréative. Les cours d’eau quant à eux sont intégrés au cadre urbain afin d’accompagner le piéton dans son parcours. L’eau vient interagir de manière plus active avec les citoyens. Il s’agit ici d’une expérience dynamique avec un potentiel de plusieurs modes d’occupation pouvant fluctuer selon les dispositifs d’appropriation (mobilier urbain) mis à la disposition du public.

Les étendues d’eau comme les bassins de rétention et de captation suggèrent plutôt une expérience statique avec l’usager. Ceux-ci sont localisés dans des parcs végétalisés afin d’enrichir l’environnement public. Ils présentent un caractère plus passif et calme que les cours d’eau. Bien que ces variétés d’usages s’apparentent aussi à des variétés formelles, le réseau de gestion de l’eau présente une diversité dans sa localisation et l’environnement qu’il enrichit. Même si le cadre bâti du quartier est majoritairement composé de bâti de base, le réseau hydrographique participe aussi à bonifier les districts avec une forte présence de bâti spécialisé comme celui de Mårtensdal. Or, l’analyse ne laisse pas voir de lien direct entre la position des étendues d’eau et des bâtiments précis ayant un caractère polaire. La présence d’eau dans le cadre urbain s’adresse plutôt à l’espace public et le bâti générique qui borde les parcs.

 

Finalement, il est intéressant de comprendre que l’eau est dédiée à une variété d’utilisateurs. Aucune étendue d’eau ne semble être privatisée et l’ensemble des infrastructures vertes est démocratisé afin que chaque citoyen puisse en bénéficier.

_La gestion des déchets et sa relation à la variété urbaine

 

Par le système souterrain d’aspiration des déchets, les poubelles deviennent qu’un tuyau métallique inodore surgissant du sol. Ainsi, il peut prendre place dans l’espace public près de la vie active. Cela représente de nouvelles opportunités de socialisation. L’espace public devient plus vivant grâce à ces allers-retours des résidents allant porter leur déchet, et ces gens ont une opportunité d’interaction dans leurs actions quotidiennes.

Les images ci-contre montrent l’intégration des points de services dans l’espace urbain.

_La gestion de l'énergie et sa relation à la variété urbaine

 

Les besoins en matière d’efficacité énergétique engendrés par les volontés d’autosuffisance du modèle nécessitent l’intégration d’une diversité de sources d’énergie. Par exemple plusieurs bâtiments à haute performance énergétique ont intégré dans leur architecture des panneaux solaires sur les façades avant. On retrouve aussi l’utilisation de chauffe-eau sur les toits. L’intégration de ces technologies à l’architecture devient une source de diversité dans le bâti. Cela permet aussi d’afficher dans l’architecture la forte identité écologique du quartier. 

La mixité du bâti permet aussi le mutualisme entre les différents usages qui peuvent bénéficier les uns des autres. La diminution du transport nécessaire par voiture engendré par la forte mixité est aussi un facteur d’efficacité énergétique dans un quartier. Enfin, l’intégration d’une diversité d’usages tels  que les espaces verts et aquatiques au tissu facilite l’atteinte des buts en matière d’efficacité énergétique.

_La variété selon Bentley

Quels sont les possibilités d’activité offertes aux utilisateurs pour un espace donné?

 

La variété est abordée au point de vue de l’usage. Elle se traduit par l’offre de l’éventail d’activités possibles dans un même lieu. On parle alors de mixité d’usage. La possibilité de l’espace à permettre la cohabitation d’une variété d’activités par différents utilisateurs et dans des temps distincts.

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Lisibilité

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Lisibilité

_La mobilité et sa relation à la variété urbaine

 

En termes d’accessibilité, la diversité des moyens de transport mise à disposition permet une interconnexion évidente du quartier au reste de la ville et rend plus libre le piéton ou le cycliste. Par exemple, un service de traversier pour ces citoyens actifs est offert pour franchir le lac Hammarby en son centre du sud au nord et inversement, ce qui connecte le quartier au quartier Södermalm.

 

La mobilité lente permet la rencontre à certains points et est en grande connexion avec les activités aux abords des zones piétonnes. Les espaces d’arrêts, comme les terrasses ou les bancs de parc sont en dialogue avec les passages piétons et la lenteur de la circulation et la flexibilité des espaces laissent place à une variété d’usage.

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Bentley et al, 1985, p.47

_L'eau et sa relation à la lisibilité urbaine

 

L’eau impliquée dans la gestion cyclique des ressources apparait à deux reprises dans des endroits nodaux du projet. D’une part, le canal d’irrigation naturel qui longe le parc linéaire de Sickla, est perpendiculaire à l’axe dominant de la trame viaire. À cet effet, le cours d’eau participe à sept intersections automobiles et piétonnes.

 

D’une autre part, un bassin d’eau est localisé au centre du nœud d’échange multimodal du district de Luma. En étant positionné dans cette intersection nodale, le bassin d’eau favorise des qualités urbaines et apaise l’environnement agité du secteur. Le réseau hydrographique ne s’apparente pas comme élément signalétique à priori. Bien qu’il qualifie l’environnement urbain auquel il s’y rattache comme étant un espace public, son traitement ne propose pas vouloir volontairement servir de référence dans la lisibilité des paysages urbains. Mentionnons toutefois que la présence de fontaine d’eau à certains endroits ponctuels génère un repère ponctuel. C’est notamment le cas de la fontaine localisé à proximité de la GlashusEtt.

 

Enfin, les infrastructures vertes agissent très peu comme des limites structurantes du quartier et de ses différents districts. Les limites périphériques de l’empreinte urbaine sont circonscrites par le système autoroutier et non par le système de gestion de l’eau pluviale. Les limites intérieures de cette empreinte sont quant à elles naturelles, car elles répondent au profil du lac et de ses canaux.

_La lisibilité selon Bentley

Qu’est-ce que les utilisateurs peuvent comprendre des différentes opportunités que présente l’espace?

 

La lisibilité est la compréhension mentale du lieu par les utilisateurs. Afin que les gens soient en mesure de faire des choix de déplacement ou d’activité, ils doivent avoir les indices nécessaires pour comprendre ces opportunités.

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_La gestion de l'énergie et sa relation à la lisibilité urbaine

La centralisation locale du système énergétique mène à l’intégration à même la ville d’infrastructures liées à la gestion de l’énergie telle que l’usine de traitement des eaux et amène des repères dans le paysage.  Les voies présentes dans le quartier forment un réseau lisible caractérisé de lignes de force  simples munies de plusieurs nœuds . Ce réseau lisible permet un acheminement sous terrain suivant le réseau vinaire qui est simple et direct et évite les pertes.

Aussi, le réseau enfoui d’infrastructures d’acheminement d’énergie  du quartier d’Hammarby Sjöstad évite le flou occasionné par une multitude de fils électriques dans les airs ce qui facilite la lisibilité du paysage urbain. L’utilisation d’un tel système épure le visuel et permet de focaliser sur l’essentiel.

Enfin, l’installation de GlasHusEtt qui est un centre d’information sur l’environnement est un modèle d’efficacité énergétique et un point de repère dans le quartier qui devient un modèle pour les résidents locaux et les visiteurs. Il est d’ailleurs localisé au centre du développement et est évocateur d'identité

_La mobilité et sa relation à la lisibilité urbaine

L’artère principale du quartier se trouve à être un boulevard d’une largeur de 37,5 mètres et est partagée entre les divers moyens de transport (Gaffney et al., 2007, p. 51). Au centre se situe le tramway puis une voie automobile se déploie de part et d’autre de celle-ci pour finir avec la voie cyclable et l’allée piétonne (Reyn, 2012). Ce parcours principal est ponctué de nœuds de transport et permet de focaliser les activités commerciales (Gaffney et al., 2007, p. 51). Des démarcations claires entre les différents types de transport sont présentes et participent à la lisibilité de l’espace. Des éléments ponctuels agissent de repères visuels et marquent la transition entre les parcours.

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Bentley et al, 1985, p.89

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On peut ressortir à la lecture du système de transport, que les 5 points de Lynch sont assez présents (Filomena, 2019). On remarque sur l’artère principale que l’emplacement des stations de tramway donne sur des lieux nodaux tel que le parc de Luma par exemple (au centre du quartier, ancienne usine historique transformée en centre de conférence privé (Vestbro, 2007, p. 36)). D’abord, le district de Hammarby est facilement identifiable avec son type bâti et ses particularités constructives propres à cette zone de la ville. Les chemins piétonniers suivent l’alignement des abords des bâtiments et mènent vers un point de repère étant du fait même un nodalité marquée dans le tissu viaire (le parc de Luma). Ce point de repère aide les citoyens à se diriger.

_L'espace vert et sa relation à la lisibilité urbaine

 

Les parcours végétaux suivent les parcours de circulation tant piétonniers que motorisés. La position ponctuelle des arbres le long de l’artère principale par exemple vient délimiter l’espace et assure une bonne lisibilité des différentes voies de circulation des types de mobilités. Leur positionnement linaire indique qu’il y a un déplacement dans cet espace. Ils dirigent les usagers actifs. Cet aménagement cadre bien avec le bâti, qui lui se déroule le long du système viaire. On dénote aussi un jeu de niveau et une interaction avec les canaux de redirection d’eau de pluie qui propose une division de l’espace. Au centre des îlots, les places publiques parsemées de jardins et de jeux d’eau ont un traitement de niveau différent des corridors de circulation. L’art et les éléments naturels agglomérés y prennent place et permet la mise en valeur de différents espaces de repos ou d’amusement. Autrement, au sud, le lien autoroutier longe la falaise et vient marquer la fin du quartier. 

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Richesse

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Bentley et al, 1985, p.65

_L'eau et sa relation à la richesse urbaine

 

Les infrastructures vertes qui soutiennent la gestion de l’eau présentent plusieurs qualités multisensorielles qui enrichissent les espaces urbains du projet. Les bassins de même que les cours d’eau participent à l’expérience visuelle des citoyens qui déambulent dans l’espace public.

 

La vue est le premier sens sollicité. L’eau peut être aperçue de loin et quand même faire ressentir aux citoyens que l’environnement est sain et naturel. Les reflets occasionnés par la réflexion de la lumière sur l’eau peuvent aussi dynamiser les relations perceptuelles qui découlent de la vue.

 

En se rapprochant de ces infrastructures vertes, le second sens stimulé dans l’expérience de l’usager est celui de l’ouïe. À une distance relativement proche, le son de l’eau induit par son agitation permet de brouiller les bruits anthropiques environnants.

 

Finalement le dernier sens qui vient à interagir plus directement avec l’eau est celui du toucher. Le contact avec l’eau engage l’usager dans le monde haptique. L’action de toucher l’eau peut éventuellement le plonger dans un rapport plus sensible avec son environnement de manière à ce qu’il se détache temporairement la matière artificielle qui supporte l’urbanité.

_La gestion des déchets et sa relation à la richesse urbaine

 

Le système de récolte de déchet permet d’enlever un encombrant dans la ville, les déchets. Les problèmes d’odeur et d’espace nécessaire pour les déchets sont enrayés par l’aspirateur souterrain. La ville n’a donc plus besoin de ces espaces sales. L’expérience olfactive et visuelle peut donc se concentrer sur des éléments plus agréables.

Comparaison avec Vancouver

À Vancouver, la stratégie pour la gestion des déchets est de créer une ruelle arrière afin de libérer les rues principales de cette contrainte des déchets. Cette stratégie nécessite beaucoup d’espace sale, ce qui est généralement peu apprécié par les citadins. Une odeur nauséabonde et un désagrément visuel peuvent en résulter. Avec le système d’aspiration souterrain, ce besoin spatial peut être supprimé puisque les entrées de déchets prennent peu d’espace et sont inodores.

_La gestion des l'énergie et sa relation à la richesse urbaine

L’intégration de beaucoup de verdure au tissu améliore l’expérience des visiteurs du site en générant des parcours verts. Cette intégration est bénéfique en matière d’efficacité énergétique des bâtiments ce qui favorise l’atteinte les objectifs d’autosuffisance énergétique. L’absence des fils hors terre a aussi un impact sur la qualité de l’expérience liée au paysage architectural du quartier en n’engendrant aucune obstruction visuelle. 

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_La forme urbaine et sa relation à la richesse urbaine

_La lisibilité selon Bentley

Quels sont les choix sensoriels présentés aux occupants de l’espace?

La richesse est l’expérience de stimuli selon les différents sens, soit la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le sens du mouvement. Un lieu riche offre aux utilisateurs une multitude de choix expérientiels dans le même espace. Les gens peuvent choisir ces expériences en se déplaçant ou en focalisant leur attention sur les ambiances désirées.

 

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69 - La gestion des déchets dans le quartier à l'étude

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70 - La gestion des déchets à Vancouver

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On peut avancer l’idée que les qualités multisensorielles ont été augmentées. Le problème de bouchons de circulation et de grande pollution sonore présents auparavant occasionnait un désagrément pour la population qui habitait le quartier. Le remplacement presque totale des industries autrefois présentes par un tissu urbain mixte offre une richesse fonctionnelle et spatiale vraisemblablement plus intéressante. 

_L'espace vert et sa relation à la richesse urbaine

 

La présence d’espaces verts étendus sur toute la superficie des districts apporte plusieurs qualités multisensorielles de la nature à même les projets d’habitation. Une biodiversité se déploie sur la zone et présente une richesse naturelle végétale et animale particulière. Les ‘’écoducts’’ traversant l’autoroute au sud permet le passage à des animaux vers le quartier. Lors du développement, la préservation des caractéristiques naturelles du site fut mise de l’avant et une attention particulière fut portée aux arbres présents sur la péninsule de Sickla Udde puisque cette colline boisée sert de sanctuaire d’oiseaux. Les rives des canaux et du lac ont aussi été protégées. Pour compenser pour la perte de certains corridors de végétaux, de nouveaux espaces verts furent aménagés.

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